Le mot #67 : Mascotte

Mascotte. Un nom à la sonorité sympathique qui évoque d’emblée les personnes déguisées dans les parcs d’attraction et les supporters sportifs ainsi que les marques.

Mascotte du Parc Saint Paul

Mais au fait, c’est quoi une mascotte ?

Le Petit Robert définit ainsi ce substantif féminin : « animal, personne, objet considérés comme portant bonheur ». La mascotte dans son sens premier est donc un grigri pour celui qui la possède avant d’être un emblème.

Et ce n’est pas Emile Zola qui dit le contraire !

« « Monsieur, seriez-vous assez bon pour me dire quelle est votre mascotte ? » Marius n’entendit pas. Une mascotte, dans l’argot des joueurs provençaux, est une sorte de talisman qui protège contre la mauvaise chance celui qui le possède. Tous les joueurs sont plus ou moins superstitieux. Chacun d’eux invente une petite divinité protectrice, un moyen de fixer la fortune. Le vieux monsieur parut blessé du silence de Marius. »
Emile Zola, Les Mystères de Marseille

Petit point étymologie pour comprendre l’origine du mot.

Le mot mascotte vient du provençal « mascota » qui signifie sortilège ce qui renforce la superstition qui lui est associée traditionnellement.
Toutefois, ce mot n’a pas qu’un sens ! En pâtisserie, il désigne également un gâteau à base de génoise et de crème. En automobile, il qualifie le bouchon de radiateur des voitures anciennes. D’autres sens existent en argot, mais sont peu employés dans la vie courante. Par exemple, le poète Paul Verlaine l’associe à un synonyme de jeune homme ou de jeune fille vierge ou encore à une personne hypocrite.

« Faire et dire lâches et sottes,
Faux gens de bien, feintes mascottes. »
Paul Verlaine, Odes en son honneur, « Laisse dire la calomnie »

Bibendum bonhomme Michelin

Après ces considérations linguistiques, place aux marques, qui elles aussi raffolent de mascottes… Mais pas pour les mêmes raisons!

La mascotte de marque incarne un compagnon pour le consommateur, elle véhicule une image positive et permet d’identifier directement la marque qui lui est associée. On retrouve des animaux bien sûr mais aussi des hommes, des personnages fantastiques et même des fruits et des oeuvres d’art. On pense notamment à La Laitière qui reprend le célèbre tableau éponyme du peintre Johannes Vermeer ou encore le bonhomme Bibendum de Michelin. Elles sont également très présentes dans l’univers des marques pour enfants car elles créent un lien affectif avec ces derniers, qui poussent ensuite leurs parents à acheter le produit pour son packaging. On pense à Pico, le chien des céréales Chocapic qui vit des aventures trépidantes riches en chocolat. Chocapic n’est pas la seule marque à utiliser un animal comme mascotte, nombreuses marques en ont choisi un : du fromage La Vache Qui Rit à l’alimentation pour animaux Félix, il y en a pour tous les goûts.

Pub La Laitière Pot de crème au chocolat

Et vous, c’est quoi votre mascotte fétiche ?

Crédits photo :

Monoprix

Michelin

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